Je trails à La Palma

Fin août, je suis parti une semaine à La Palma. Comme j’ai dû le répéter plusieurs fois à mes proches, La Palma n’est pas Palma (de Majorque) ! La Palma n’est pas Las Palmas (ville principale de l’île de Gran Canaria) ! La Palma est une île des Canaries ! C’est l’île la plus à l’ouest des Canaries, dans l’océan Atlantique.

Le logement

Je me suis rendu sur la côte ouest de l’île, dans la région de Fuencaliente. À la suite des 3h30 de vols entre Bruxelles et La Palma, je dus prendre le car durant 45 minutes pour rejoindre le versant opposé à celui où se trouve l’aéroport. L’île est très vallonnée, son point culminant est situé à 2426 m d’altitude. Le long des routes, des bananiers puis à mesure que la route s’élève, des vignes. Après avoir traversé le village de Los Canarios, on aperçoit l’hôtel qui est énorme mais qui se cache tout de même entre les cultures de bananes. La région de Fuencaliente est sèche et compte de nombreux volcans.

Arrivé à l’hôtel, on profite de la vue sur l’océan avant d’aller dîner. Depuis la terrasse du restaurant, on regarde les étoiles. L’île compte d’ailleurs quelques télescopes !

Le repas était goûteux et fourni ; la chambre est spacieuse et bien équipée.

Je ne suis pas venu pour me reposer !

Le lendemain direction les plages. Une route de 3 kilomètres conduit en effet vers différentes plages. Deux d’entre elles sont accessibles et situées à 1,5 km. Après un petit footing, on va se baigner. L’eau est transparente et nous sommes entourés de poissons !Plage - La Palma

Nous sommes ensuite retourné à l’hôtel pour dîner. Après l’après midi passé à la piscine, je décide de partir pour un trail et ainsi découvrir de nouveaux chemins. J’avais pris soin de bien repérer quelques parcours sur ma montre avant de quitter la Belgique mais il est parfois difficile sur une carte de se rendre compte de la physionomie réelle des sentiers…

La montée sèche et longue de 6 km se passa relativement bien. Cela monte fort, mes pieds glissent parfois, j’ai du calmer les ardeurs de 2 ou 3 chiens mais c’est une fois le sommet atteint que les choses se compliquèrent réellement ! Devant moi une descente vertigineuse ! Je regarde ma montre… Oui c’est bien ça le « chemin ». Il y a l’air d’avoir des pas un peu plus bas : je me lance ! La pente est tellement forte que je descends de côté en me laissant glisser dans les pierres. Je prends de l’assurance. Je décide de me mettre à courir mais mes jambes s’enfoncent dans ces petites pierres de lave jusqu’aux genoux ! La sortie sera plus longue que prévu !Me voilà enfin en bas après une descente de 600 mètres de long et de plus de 250 mètres de dénivelé. Seulement le chemin n’est toujours pas beaucoup plus clair et me voilà au milieu des cultures de bananes ! Ces cultures sont entourées de murs (sauf à l’arrière visiblement) et sont parfois gardées par des chiens… Je fonce alors prudemment (si si c’est possible) entre les bananiers en espérant trouver une sortie qui me permettra de rejoindre la route. La voilà, ça ressemble à une sortie en tout cas : une grille haute de 4 mètres avec un cadenas… Je parviens à l’escalader en m’aidant du pilier sur lequel celle-ci est fixée. Enfin, après 4 km de route et 1h30 de course me voilà à l’hôtel ! Ouf !Point de vue à La Palma

Une deuxième escapade : 21 km 950 m de D+

Deuxième escapade quelques jours plus tard, direction Los Canarios en bus. Los Canarios est à 9 km de l’hôtel et 500 m plus haut en altitude. En me fiant à ma montre et aux indications du GR131, je quittai le village pour rejoindre une forêt de pins. Il fait nuageux, cela m’aidera dans mon ascension : en route pour le « Volcan de Martin » ! Le chemin est bien dégagé, on voit qu’il y a du passage. Les plaques indiquant le GR sont bien en évidence. Alors que je monte, l’humidité devient de plus en plus présente et arrivant à un replat, je me trouve dans les nuages. Je continue mon chemin et fini par apercevoir un peu de soleil, me voilà à présent au dessus des nuages. Ce denier kilomètre avec des pourcentages encore plus importants est fait des graviers dans lesquels mes pieds s’enfoncent et qui me ralentissent (encore). Je le vois, j’y suis : je suis au sommet après 6 km et 950 mètres de dénivelé positif !

De là haut j’aperçois à l’ouest, l’océan Atlantique et à l’est, surplombant une mer de nuages, le Pico del Teide, plus haut sommet d’Espagne sur l’île de Tenerife culminant à 3718 mètres ! Je décide de faire une petite pause pour profiter et me reposer avant d’attaquer les 15 km de descente jusqu’à l’hôtel. Tandis que j’imaginais me retrouver seul à ces 1597 mètres d’altitude du Martin Volcano, je fus obligé de partager ma banane avec plusieurs lézards !

 

J’y retournerai

J’adore les îles Canaries et j’avais déjà visité le sud de Gran Canaria. La Palma est une île bien plus sauvage. Il y a très peu de routes et celles-ci sont souvent sinueuses et très escarpées. La majorité des véhicules que j’ai pu croisé étaient des camionnettes transportant des bananes. Cependant, si je retourne sur cette île ce sera réellement des vacances dédiées à la randonnée et au trail. Il semble, en effet, que l’île s’y prête bien. De plus, le nord de l’île est connu pour être plus vert, cela serait donc intéressant de découvrir quels sont les trésors qui s’y cachent !

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