Comment rester motivé en course à pied ?

Au début de l’été la motivation est à son maximum. On sera en forme pour les vacances, il fait beau, le soleil est de la partie ! Mais quand on se rapproche de l’hiver, il en faut de la motivation pour sortir affronter le vent, la pluie, le froid et les journées qui se raccourcissent… Comment faire pour rester motivé toute l’année ?

1. Apprenez à apprécier la diversité des saisons

L’été, il fait chaud, on bronze, on court en short : que du plaisir ! Mais à partir de l’automne, il faut ruser pour savoir apprécier !

Équipez-vous !

L’automne, la pluie rend les chemins beaucoup plus glissants, il est donc essentiel de pouvoir courir en sécurité (encore plus si comme moi, vous aimez le trail). Je vous conseille donc de vous offrir une paire de chaussures de trails crantées. Vous pourrez de cette manière profiter des couleurs qu’offrent les feuilles mortes dans les bois ! En plus, vous découvrirez les bienfaits d’un bain de boue ! 😀

Quand l’hiver approche, les journées se raccourcissent : vous rentrez du travail, il fait froid, il fait nuit, vous préférez reporter à demain votre entraînement… NON !!! Vous allez revêtir vos vêtements réfléchissants, enfiler vos gants, enfoncer votre tête dans votre bonnet, saisir votre lampe frontale et sortir pour profiter de l’ambiance particulière qu’offre la nuit ! S’évader et redécouvrir les chemins que vous avez traversés tout l’été sous un angle nouveau !

A chaque saison ses plaisirs !

Les plaisirs des saisons

L’été est probablement la saison où il est le plus facile d’aller courir. Le soleil est présent de 6h à 22h et il fait chaud ! Mais les autres saisons ont aussi leurs atouts !

L’automne vous perfectionnerez votre technique pour courir dans la boue. Vous regarderez les couleurs qu’exhibent les feuilles. Vous regarderez les oiseaux se préparer pour migrer vers des contrées plus chaudes.

L’hiver vous courrez dans la neige. Celle-ci vous offrira un grand calme en absorbant les bruits. Il n’y aura que vos pas dans cette neige qui pourra briser ce silence. Aussi, autre avantage de l’hiver, la nature se fige. Vous pourrez donc en profiter pour redécouvrir des chemins peu fréquentés. En effet, il m’arrive souvent en été de devoir faire demi tour lorsque je m’aventure dans ce genre de sentiers. La végétation pousse tellement vite qu’elle vous bloque alors le passage. En hiver, ce sera l’occasion de profiter de l’absence de cette végétation pour regagner ces petits chemins !

Le printemps est une de mes saisons préférées. La nature se réveille, des fleurs apparaissent, les animaux se montrent. Il fait lumineux sans faire chaud. Vous commencez à vous rappeler pourquoi vous aviez autant de short (et pas seulement des pantalons 😉 ) !

2. Regardez d’où vous venez !

Si malgré les plaisirs et la diversité que vous offre la nature, vous n’êtes pas motivés, regardez votre progression depuis que vous avez commencé la course à pied ! Comment vous sentez-vous après votre entrainement ? Où en étiez vous l’année passée ? Quelle était votre allure lorsque vous avez commencer à courir ?

Si vous vous entraînez, vous progresserez ! Ne laisser pas une baisse de motivation gâcher ce que vous avez construit ! Conservez cette motivation pour continuer de vous épanouir !

3. Fixez-vous des objectifs !

Lorsque vous avez commencé la course à pied, quelle était votre motivation ? Un objectif de temps ? Un objectif de distance ? Se sentir bien dans votre corps ? Est-ce que vous avez atteint votre objectif ? Où en êtes-vous par rapport à celui-ci ? Il est important que vous vous fixiez des objectifs clairs si vous souhaitez éviter des phases où vous ne savez plus pourquoi vous courrez. Aussi, je vous conseille de faire un petit bilan au moins une fois par an pour savoir où vous en êtes par rapport à cet objectif. De cette manière, vous verrez les progrès que vous avez déjà fait et garderez votre objectif en tête pour continuer d’avancer !

Rester motivé - 42 km

Les objectifs qui m’aident et ceux qui m’ont aidé à m’entraîner !

J’ai toujours aimé courir mais ce n’est qu’à 21 ans que je me suis mis à la course à pied. En fait, lorsque j’étais enfant, il m’arrivait souvent d’aller voir un marathon près de chez moi. A l’époque, je m’étais dit qu’un jour, moi aussi je finirais cette épreuve ! Une dizaine d’année plus tard, je me suis rappelé de cette promesse que je m’étais faite à moi même et ai donc décidé de me lancer. J’ai lu pas mal sur internet pour connaitre les bases de l’entrainement, j’ai acheté un cardio-fréquencemètre et j’ai commencé à m’entraîner. J’étais déjà assez sportif et j’ai décidé de miser haut pour ce marathon en visant 3 heures pour les 42 kilomètres. J’avais 9 mois pour m’entraîner et atteindre cet objectif. J’avais prévu quelques courses de 10 kilomètres environ pour pouvoir mesurer mes progrès et conserver ma motivation.

Malheureusement, quelques mois avant la course, j’ai souffert du syndrome de l’essuie glace. Le tendon qui passe à l’extérieur de la rotule, s’enflamme à cause de la course à pied. En fait, le tendon, aussi appelé bandelette ilio-tibiale, passe de l’avant à l’arrière de l’articulation du genou à chaque pas. Ces mouvements se répètent comme le ferait un essuie glace et inflamme le tendon. Je fus donc forcé de stopper mon entrainement les 3 semaines avant mon marathon. Cependant, j’avais travaillé dur durant des mois et surtout je m’étais fait une promesse : j’ai tout de même pris le départ de cette course ! Je suis parvenu à terminer ce marathon en 3h27. Bien sûr, assez loin de mon objectif de 3h mais l’objectif est atteint : je suis marathonien ! 🙂

La course passée, j’ai décidé de m’arrêter de courir durant 2 mois afin que mon corps se remette de ce qu’il venait de vivre. Je ne vous ai en effet pas tout dit, puisqu’en plus de cette tendinite, mon système digestif avait pris un coup. J’ai vomi quelques fois sur les derniers kilomètres à cause des anti-inflammatoires dont je me gavais… Cela m’a fait perdre un bon quart d’heure lors de ma course. Une fois remis donc, j’ai cherché quels étaient les nouveaux défis que je voulais relever. Comme, je prenais énormément de plaisir à courir dans les bois, je me suis renseigné sur le trail. A présent, je sais que je finirai un ultra-trail pour mes 30 ans et cela m’aide énormément à sortir m’entraîner même lorsque le temps ou l’envie n’est pas de mon côté ! Cependant, même si je pense que je serais capable de faire ce trail bien avant mes 30 ans, mon objectif est de pouvoir donner le meilleur de moi même. J’essaie donc, de ne pas me précipiter, d’être avant tout performant sur route avant d’allonger les distances et de me diriger vers le trail. J’espère ainsi pouvoir approcher les 33 minutes sur 10 km d’ici quelques années !

 

Et vous, quels sont les défis qui vous poussent à vous entraîner ?

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